Avant…

J’ai ressorti de mes cartons mes cahiers de poésie et textes en tout genre. C’est drôle de constater que, finalement, même 20 ans après, je me pose les mêmes questions, et, même si j’ai évolué dans ma réflexion, je reste toujours fidèle à mes idées…

Plus ne suis ce que j’ai été,
Et plus ne saurais jamais l’être.
Mon beau printemps et mon été
Ont fait le saut par la fenêtre.

Amour, tu as été mon maître,
Je t’ai servi sur tous les dieux.
Ah ! Si je pouvais deux fois naître,
Comme je te servirait mieux !

Clément MAROT

Pavoisant comme des pies,
Les commères riaient.
Mésaventures et soucis,
Seuls les nourrissaient…

Prémice à un grinçant sonnet où trainent des requines sournoises et des joyeuses sorcières 🙂  Elles sont accompagnées par :

  • quelques vagues mortuaires,
  • des nounours qui tombent,
  • des Père Noël assassinés,
  • le plan du sanctuaire de Délos (???),
  • le début de l’adaptation de La Chambre Rouge de Françoise MALLET-JORIS,
  • l’affiche du Festival Côté Court de 1997 (festival de court-métrage à Pantin),
  • un projet de rédaction du Manifeste sur la sexualité des Crocodiles – âmes en peine de l’Europe du Nord,
  • l’histoire d’une petite fille joyeuse assise sur un talus observant pendant des mois son amoureux, un grand rêveur voulant prendre son envol…

Crever de vertiges gigantesques que la vie hante et diversifie, verte vicieuse s’immiscant sinueusement dans ces sillons suitants de grâce…

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J’aimerai me noyer dans tes yeux.
Ne plus y voir mon reflet et me laisser couler jusqu’à ton coeur…

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Regarde-moi, même si rien ne t’incline
Vers ce fantôme aux yeux ardemment baissés ;
Je m’enfuirai par la porte des collines
Avec la brume et les chemins du passé.

Anne-Marie de Backer in La chanson du Fantôme
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Au tendre héros aimé,

Ta vue inspire une paix vivante
A ton humble et douce servante.
D’un doigt savant, elle invente
Les faces de ton impressionnante
Carapace et sa main serpente
Sur ta peau satinée brûlante…