Déménager…

C’est faire le ménage dans sa vie, tourner une page quel que soit le niveau, c’est aller de l’avant ! Avant de partir, j’avais déjà fait le tri dans les vieilleries que je ne voulais plus trainer comme les sempiternelles factures, documents, cours : j’ai tout jeté y compris mes cours d’Histoire de l’Art… Les bibelots inutiles que l’on vous offre à toutes occasions (fleurs en pot, bougeoirs, cadres kitschissimes, etc.), les fringues dans lesquels, définitivement, on ne rentre plus (et que pourtant on garde avec l’espoir de les remettre un jour) ou que l’on ne met jamais, les meubles double-emploi… Bref, j’ai fait du vide autour de moi ! C’est très bien car j’ai quand même une pièce de moins et il me fallait au moins ça pour arriver à me débarrasser de tout ce merdier ! Et j’ai encore des efforts à faire : quel est l’intérêt d’avoir une trentaine de tee-shirt (après premier tri !) ? Heureusement, je ne suis pas une fan de fringues !

Déménager veut aussi dire ne plus voir certaines personnes, en rencontrer d’autres, laisser quelques mauvaises habitudes de côté (et revenir à des choses plus saines), effacer le tableau des douleurs, des espoirs, des rancoeurs, passer à un avenir neuf où tout est à écrire, se mettre en danger pour évoluer, dans une situation d’inconfort pour trouver des ressources en soi…

2013 étant définitivement une année de merde ou de transition (merdique bien entendu !), le déménagement s’est aussi passé de façon assez tortueuse, au point où je dois camper chez moi !  Il est clair que la prochaine fois, c’est moi qui tranche ! Un déménagement en deux fois : NIET ! Je passe cette semaine à courir après des affaires/outils qui sont encore à Lorient ! Et non seulement ça mine le moral mais mon énergie et ma patience n’en peuvent plus. Alors pour fêter ça, un peu de musique islandaise 🙂 Non non, même pas Björk mais Sigur Rós avec Hoppípolla, qui signifie en islandais « sauter dans les flaques ».

En voici la traduction, un peu moi en ce moment 🙂

Le sourire aux lèvres
Tournant encore et encore
(On) se tient les mains
Le monde entier devient confus
Sauf quand tu te tiens debout

Ruisselant
Complétement trempé
Sans bottes de pluie
Se repliant sur nous-même
Voulant sortir de sa coquille

Le vent entre
Ainsi que l’effluve de tes cheveux
Je frappe le plus fort possible
Avec mon nez

Sauter dans les flaques
Sans porter de bottes
Complétement trempé (dégoulinant)
Sans porter de bottes

Et je saigne du nez
Mais je me relève toujours

Et je saigne du nez
Et je me relève toujours